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CPI : Laurent Gbagbo franchit un pas vers une sortie provisoire

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Gbagbo

Suite à un énième appel de l’ancien président Laurent Gbagbo, la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a cassé le mercredi 19 juillet dernier une décision refusant de le libérer et ordonné à la Chambre de première instance de réexaminer sa situation.

L’horizon se dégage pour l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. « La chambre d’appel décide d’annuler la décision remise en question et ordonne à la chambre de première instance de mener un nouvel examen quant à savoir si M. Gbagbo devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions », a déclaré le juge Piotr Hofmanski, faisant état d’« erreurs » lors du premier jugement.

La chambre d’appel a relevé trois erreurs principales. D’abord, elle reproche à ses pairs de ne pas avoir tenu compte du temps déjà passé par Laurent Gbagbo en prison, presque 6 ans, et pense qu’à ce stade, il y a lieu de se demander si ce délai est toujours « raisonnable ».

Autre erreur : ne pas avoir consulté les derniers bulletins de santé de l’ex-président, et avoir considéré que son âge, 72 ans rendait plus probable un scénario d’évasion en cas remise en liberté. Pour les juges de la chambre d’appel, ce serait plutôt le contraire. Erreur enfin que d’avoir retenu contre Laurent Gbagbo le fait qu’il nie sa responsabilité. Pour la chambre d’appel, cela n’est pas un argument valable pour justifier le maintien en détention, car cela reviendrait à nier la présomption d’innocence.

Cette décision qui laisse présager d’une suite moins orageuse pour Laurent Gbagbo ne saurait néanmoins constituer une garantie absolue pour une liberté provisoire dans les prochains jours. Et pour cause, la chambre d’appel n’a pas cassé le principal argument utilisé jusqu’à présent par les juges pour justifier le maintien en détention à savoir, l’existence d’un réseau de partisans susceptible d’aider Laurent Gbagbo à prendre la fuite en cas de remise en liberté.

Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye pendant toute la durée de son procès pour crimes contre l’humanité commis lors de violences post-électorales ayant déchiré la Côte d’Ivoire en 2010-2011.

L’ancien président, âgé aujourd’hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

Depuis son transfèrement à La Haye en novembre 2011, Laurent Gbagbo a demandé à onze reprises sa mise en libération provisoire.

John Vinanwa

 

1 COMMENTAIRE

  1. Tout ce que je sais,est que LAURENT GBAGBO est victime de son refus de laisser le pouvoir après l’avoir effectivement perdu.Ce refus estblz cause des dérives observés.Laurent que j’aime pourtant bien,doit pouvoir dire avec sincérité qu’il promet avec son retour la paix et la quiétude en Côte d’Ivoire.C’est la seule condition que je trouve pour sa libération.J’ai encore en mémoire sa célèbre phrase, »On gagne ou on gagne

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