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Exigence de la réhabilitation du Capitaine Patrice Trèkpo : Les décisions de la Cour constitutionnelle en renfort aux centrales syndicales

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Au Bénin, le droit de grève est désormais une réalité au profit des forces armées et de tous les corps paramilitaires. Dans ce sillage, le cas de l’ancien secrétaire général du syndicat national des Eaux, forêts et chasse (Syna-Efc), Patrice Trèkpo refait surfait dans le débat public. Révoqué pour fait de grève, sa réhabilitation apparaît aux yeux des centrales syndicales comme un acte de justice.

Qu’adviendra-t-il du cas de l’ancien secrétaire général du syndicat national des Eaux, forêts et chasse (Syna-Efc) Patrice Trèkpo après les décisions de consécration du droit de grève au profit des forces armées ? Telle est la question que se posent nombre d’observateurs au regard des motifs ayant justifié la décision du Conseil des ministres en date du Selon le relevé du conseil des ministres du 13 décembre 2017. En effet, il est reproché au syndicaliste d’avoir « incité à la rébellion en lançant un appel à la sédition des autres membres du corps auquel il appartient. Ce faisant, il a enfreint aux dispositions qui régissent les forces armées et de sécurité ». Ainsi, estimant que suite à l’accomplissement de son acte, le capitaine Patrice Trèkpo n’a pas présenté d’excuses officielles à sa hiérarchie, et ne s’est pas repenti non plus, le conseil des ministres a prononcé sa révocation du personnel des Eaux, forêts et chasse. Cette décision, intervenue après un arrêt de rigueur de 60 jours, a suscité nombre d’interrogations en raison du contexte ayant prévalu à la sortie médiatique du porte-parole du personnel des eaux et forêts au cours de laquelle ses propos ont été qualifiés d’appel à la sédition.

La réhabilitation du Capitaine, une exigence des centrales syndicales

Après quelques mois d’accalmie au sujet de la révocation du syndicaliste, les centrales syndicales remettent au devant de la scène cette affaire qui a été jugé d’atteinte au droit à la liberté d’expression par nombre de défenseurs des droits humains. Surfant sur le contexte favorable créé par la Cour constitutionnelle à travers ses dernières décisions qui ont consacré le droit de grève aussi bien aux magistrats qu’aux militaires, le monde syndical a décidé de faire de la réhabilitation du capitaine Trèkpo, l’un de ses principaux points de discussion avec le gouvernement. Car, pour Noël Chadaré et les siens, l’agent des eaux et forêts a subi la sanction extrême alors qu’il était en train de défendre les intérêts de sa corporation. C’est d’ailleurs cet argument qui a conduit le conseil de discipline à surseoir à lui appliquer la sanction extrême utilisée par le Conseil des ministres. Aussi, percevant à l’option du gouvernement Talon, une décision injuste et une menace au droit syndical, ses ex compagnons de lutte de la bourse du travail compte faire du retour de Sg Trèkpo une exigence dans le dialogue avec le gouvernement ; toute chose qui laisse présager, de l’avis de plusieurs observateurs, un nouveau bras de fer dans les prochains jours.

Aclan Omiotan

 

 

 

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