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Lutte contre les violences basées sur le genre au Bénin : Le projet Empower II officiellement clôturé par Wildaf-Bénin

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Empower II, ce projet mis en œuvre et exécuté par Wildaf Bénin grâce à l’appui financier du gouvernement américain à travers l’USAID, est officiellement terminé. C’est ce qu’il faut retenir de l’atelier consacré à cet effet ce jeudi 17 août 2017 au centre de santé TokpaHoho, ex-CM de Cotonou en présence des partenaires.

« Le projet est arrivé à sa fin mais nous, nous ne sommes pas encore à la fin, le combat continue sur le terrain ».Ainsi s’exprimée la Coordonnatrice du réseau Wildaf-Bénin, Huguette Bokpè Gnacadja ce jeudi 17 août 2017 lors de la cérémonie de clôture des activités du projet Empower II. Elle s’est tout de même réjouiedu peu qui a été réalisé.En effet, piloté depuis le 28 juin 2013, le projet Empower II est arrivé à son terme. Les activités menées ont largement contribué à rompre le silence sur les Violences Basées sur le Genre (VBG), à la naissance et au développement progressif du réflexe de la dénonciation, de l’introduction de plaintes et de la conscience que les Vbg constituent bel et bien une infraction punie par les dispositions légales. Selon Me Gnacadja, les autres activités sont faites en autres de campagnes de sensibilisation, de séances d’information et de renforcement des capacités des acteurs intervenant dans la prise en charge des victimes de Violences basées sur le genre (Vbg). Aujourd’hui, trois (03) centres de prise en charge intégrée des victimes de Vbg(Cipec) ont été construits sur les six (06) prévus dans le projet.

Partenaire financier de EMPOWER 2, l’objectif de l’Usaid, à travers son appui, était d’appuyer les initiatives visant à briser les barrières des violences faites aux filles et femmes, selon la représentante de l’institution américaine. Le projet, poursuit-elle, a permis de briser les barrières du silence chez les victimes, a permis d’engager les victimes sur la voix de l’autonomisation. Elle a donc rassuré la communauté du soutien de son institution aux initiatives du genre. Pour la Directrice générale de la famille et des affaires sociales, Madame Mêmouna Baboni Yacoubou épouse Sinimbou, les trois Centres intégrés (Cipec) centre de Cotonou construit en Avril 2015, centre de Goho en mai 2014 et centre de Parakou en décembre 2015, occupent une place stratégique aux côtés des 85 autres centres hospitaliers.

La pérennisation de ces centres constitue désormais un défi qu’il revient au gouvernement de relever. Toujours dans son plaidoyer, Me Huguette Bokpè Gnacadja a lancé un appel aux ministères sectoriels afin d’établir un mécanisme consensuel de fonctionnement assurant leur participation conjointe et solidaire au fonctionnement des Centres intégrés de prise en charge intégrée des victimes de Vbg(Cipec). La construction des trois autres centres Cipec reste un besoin entier que la phase 3 du projet Empower viendra certainement mettre en œuvre. Dans son mot de remerciement, la Coordonnatrice de Wildaf-Bénin a adressé sa reconnaissance à tous les partenaires qui ont œuvré à divers niveau pour l’atteinte de ces résultats.

La phase II du projet démarrée le 28 juin 2013, a été subventionnée par l’Agence de développement des Etats unis, l’Usaid pour un montant de 1.250.750.000 FCFA. Cinq résultats étaient visés par ledit projet.

Il s’agit d’offrir aux communautés locales une meilleure connaissance des conséquences néfastes du mariage des enfants, augmenter les services d’assistance et de prise en charge intégrée des victimes de Vbg et renforcer les capacités des victimes en vue de leur autonomisation économique, renforcer les capacités des organisations des personnes handicapées (OPH) pour une prise en charge appropriée des questions liées aux Vbg.

Wildaf (Women in Law and Development in Africa) est un réseau d’Organisations Non Gouvernementales, composé d’ONG pour la promotion et la défense des droits des femmes et des personnes. Ce réseau dispose d’un centre d’aide juridique qui s’occupe des violations des droits des femmes et surtout des femmes victimes de violences basées sur le genre. Il a, entre autre, milité pour l’adoption et la promulgation du code des personnes et de la famille.

Marc G.

 

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