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Pose de pierre et lancement de la rentrée scolaire pénitentiaire: La Fondation Zacharie Sambaou et le préfet Toboula pour une insertion des détenus mineurs

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La prison civile de Cotonou a servi de cadre à la pose de pierre pour la construction de salles de classes au profit des détenus mineurs, une initiative de la Fondation Zacharie Sambaou et soutenu par le préfet du Littoral.

« Aujourd’hui, nous avons posé la première pierre, et lancé en même temps la rentrée scolaire pénitentiaire à Cotonou (école primaire), Abomey (écoles maternelle et primaire) et Porto-Novo (école primaire) ». Ainsi a déclaré Mme Lisette Houénou de Dravo, présidente de la Fondation Zacharie Sambaou, du nom de l’ancien avocat, défenseur du droit des indigents dans les tribunaux et prisons du Bénin, décédé il y quelques années. En effet, les prisons du Bénin regorgent de mineurs qui n’ont pas en réalité leur place à ces endroits. Mais durant leur séjour carcéral, il faut leur offrir l’opportunité d’aller à l’école afin de poursuivre leur formation scolaire pour les uns et professionnelle pour les autres en vue de leur insertion post-carcérale.  « Nous avons constaté qu’une fois incarcéré, les détenus mineurs n’arrivent plus à poursuivre leur cursus scolaire. La fondation Sambaou a initié le projet ‘’Education solaire en milieu carcéral » permettant aux détenus mineurs de se rééduquer, de se prendre en charge pour qu’à leur sortie, ils aient une réinsertion réussie. Nous sommes allés vers les enfants à la prison, ceux accompagnant un détenu à la prison, et qui voient leur éducation hypothéquer. Or l’éducation est un droit inaliénable. Après les investigations, c’est la prison civile d’Abomey qui regorge assez d’enfants mineurs, d’enfants nés de parents détenus ou accompagnant des parents détenus » a expliqué Mme Lisette Houénou de Dravo, présidente de la Fondation Sambaou.

L’engagement du préfet du Littoral, Modeste Toboula pour l’atteinte des objectifs est franc : « Je tiens à remercier le préfet Modeste Toboula, vous avez vu le bien-fondé de l’initiative, à part le social, vous êtes un homme très engagé. Nous louons votre engagement à nous appuyer pour la réalisation de cette œuvre » a-t-elle insisté.

Le porte-parole des mineurs, en leur nom à tous, demande pardon pour leurs actions et prend l’engagement de suivre les cours pour leur réinsertion post-carcérale : « Ce milieu dans lequel nous sommes nous éloigne de nos parents ; nous vous demandons pardon pour le mal que nous avons fait. Nous vous demandons de nous aider à poursuivre cette formation afin de pourvoir l’achever une fois en famille » a-t-il laissé entendre.

Le soutien du préfet est non négociable : « Après avoir demandé pardon à Dieu, nous sommes là pour vous accompagner ; la justice des hommes est une petite punition de la justice divine. Je salue la détermination de la présidente de la Fondation qui pense à vous. Cela montre que chacun de nous à son niveau, peut faire quelque chose pour notre pays. C’est la preuve que nous avons des gens qui pensent pour l’avenir du pays. Merci pour ce que je suis allé voir » a-t-il fait savoir avant de dire que le délai de trois mois pour est même trop : « Avant trois mois, nous allons pouvoir boucler le financement ».

Marc G

 

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